Studio avec Simon

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Studio avec Simon

Quand vous faites poser un ami photographe, en studio, il y a toujours le risque de se faire juger sur ses qualités techniques. Un photographe étant plus souvent derrière la caméra que devant, il est toujours plus difficile de garder son attention tout au long de la prise de vue.
Pour commencer simplement, j’ai repris le même type d’éclairage que j’avais déjà utilisé pour un set avec Virginie. Sur un fond blanc, avec une chemise toute simple, cela permettait de démarrer la séance sur une base solide et avec un éclairage connu.
20140507StudioSimon
 
Puis j’ai voulu travailler avec le minimum d’éclairage. Un seul flash et un grand panneau en carton blanc pour déboucher les ombres. Pour cette photo, j’ai juste utilisé le modeling light de ma tête de flash, ce qui a donné un petit côté orangé à la coloration et que j’ai ensuite ajusté dans Lightroom. Le panneau blanc est placé très proche du sujet, afin de déboucher au maximum l’ombre sur le côté du modèle.
Diagramme éclairage simon
J’ai joué avec la coloration en post traitement.
Simon Lynch
Puis un portrait en noir et blanc avec cette fois-ci le flash activé, et toujours le panneau blanc sur le côté.
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Ensuite je voulais travailler en argentique, et offrir un portrait plus sombre. Seulement un flash est utilisé avec une boite de diffusion carré d’environ 1m de côté, placé sur la gauche du sujet.
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Étant un amateur de photographie argentique, notamment en noir et blanc, j’avais amené avec moi une mamiya RZ67, un gros appareil moyen format. Dans les années 1980, il s’agissait du boitier utilisé dans tous les studios photo (ou presque) pour sa grande modularité et ses objectifs incroyables! Mais au prix d’une lourdeur épouvantable, qui en fait un appareil presque inutilisable sans trépied. Habituellement je n’apporte pas ce boitier qui « casse » la dynamique d’un photoshoot classique par la lenteur d’opération inhérente à ce type d’appareil. En plus, comme on ne peut pas faire plus de 10 photos par pellicule, il faut réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur.
Cependant, cette lenteur peut avoir des avantages, notamment pour la discussion avec le modèle, qui baisse la garde face à ce drôle de boitier. On a ainsi une atmosphère plus détendu et une curiosité qui permet de focaliser l’attention sur autre chose.
La photo suivante a été réalisée avec de la pellicule Kodak T-Max 100, développée dans du Ilford DDX. J’ai ensuite numérisé le négatif en le prenant en photo sur une table lumineuse et en éditant la photo dans Lightroom V4.
Simon Lynch
Pour terminer, une autre de la série mais en numérique et en couleur, avec un traitement proche du rendu de certaines pellicules argentiques.
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En moins de deux heures, et après de longues discussions, nous avons réussis à faire plusieurs portraits marquants, avec à chaque fois, une seule source lumineuse (sauf pour la première photo).
Vous pouvez retrouver le travail de Simon sur son site web: Simon Lynch

Matériel utilisé

  • Nikon D7000
  • Nikon 85mm f/1.4
  • Nikon 105mm f/2.8 VR

 

By | 2014-06-19T12:45:32+00:00 juin 19th, 2014|Blog, Studio|0 Comments

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